Réponse au budget
28 03 2009
Réponse au budget
Face à la crise économique et la crise écologique, ce budget ne passe donc pas le test.
vendredi 27 mars 2009, par Amir Khadir

Note : Amir Khadir livrait ce discours à l’Assemblée nationale le 25 mars dernier, en réplique au discours sur le budget.
Monsieur le président,
M. le Président, tous les partis à l’Assemblée nationale ont pris l’engagement depuis longtemps de réformer le système électoral . Le but est de permettre une représentation plus équitable des opinions politiques de notre peuple. Le Parti libéral avait promis en 2003 de le faire dans les 2 premières années de son gouvernement. Ce n’est toujours pas fait. Les électeurs de Québec solidaire et du parti Vert sont donc privés des sièges qui leur reviennent à l’Assemblée nationale.
En attendant, Monsieur le président, je suis le seul à devoir vous dire que les crises écologique et économique dont parlait le premier ministre dans son discours inaugural sont une seule et même crise. Il s’agit de la crise du capitalisme et elle est sérieuse.
Le capitalisme, notre système économique pour continuer à générer du profit s’est financiarisé et s’est réfugié dans la spéculation. Depuis plus de trente ans, les entreprises, les Etats et les ménages s’endettent, massivement. Nous sommes collectivement floués, pris à la gorge par le pouvoir financier.
Certains estime que le système capitaliste est en faillite et approche de sa fin. D’autres, y compris le président français qui n’est pas réputé membre de Québec solidaire, veulent le réformer en profondeur. Le premier ministre, qu’on aurait crû un moment inspiré par Che Guevara lui-même, annonçait une véritable révolution du développement durable.
Mais le budget présenté par la ministre des Finances jeudi dernier n’a de durable que l’entêtement idéologique à poursuivre la même vision dépassée du développement. Un modèle axé sur le béton, les méga projets hydroélectriques, l’extraction abusive des ressources de la terre et de la forêt. Et l’absence totale de volonté d’assurer la prospérité du plus grand nombre qui nécessite des mesures énergiques de création d’emploi, d’investissements sociaux, de distribution de la richesse.
Ce budget est grandement insatisfaisant à tous les niveaux. Il est insatisfaisant parce qu’il ne passe pas le test des critères que le Premier ministre avait lui-même eu l’audace de fixer dans son discours inaugural. Ce n’étaient manifestement que des mots et nous verrons ici quels sont les trois grands chantiers auxquels le Premier ministre démontre clairement ne pas vouloir s’attaquer : la crise économique, la crise écologique et, bien sûr, la crise sociale qui découle et alimente les deux précédentes.
Une « véritable révolution du développement durable » aurait dû commencer par un vigoureux plan de relance de l’économie. Une relance qui jette les bases d’une économie durable et robuste. Que nous propose ce budget ? Le même type de développement économique à courte vue qui explique en bonne partie l’ampleur de la crise actuelle.
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Publié par : Sergio De Rosemont à 11:55:12Permalien
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